Pour les promoteurs, ces allées couvertes étaient le moyen idéal pour rentabiliser les cours d'ilôt. Sous le second Empire, la création des grands magasins avec leurs vastes espaces intérieurs provoquent une désaffection à l'égard des passages étroits avec leurs petites boutiques.

On assiste au cours du vingtième siècle à une renaissance des passages : lieux magiques qui inspirent écrivains (André Breton, Paul Morand, Walter Benjamin) et photographes (Atget, Marville, Doisneau), lieux de tranquillité à l'abri de la circulation automobile.


Passage des Princes

Par ailleurs, des architectes réalisent de nouveaux passages, plus vastes, bien éclairés qui constituent une nouvelle génération des passages : Chemetov et Huidobro dans l'opération d'aménagement des Halles de Paris, Ricardo Boffil au marché Saint-Honoré.

Ces exemples récents montrent que le passage reste une formule urbaine et architecturale d'avenir. Bientôt s'ouvrira, dans le prolongement de la galerie de la Madeleine, un passage dans le cité du Retiro dû à l'architecte Ricardo Boffil.