Passage Jouffroy
Adresse 10-12, boulevard Montmartre – 9, rue de la Grange Batelière, 75009 Paris
Ouverture ouvert tous les jours de 7 h 00 à 21 h 30
Statut voie privée
Taille longueur 140 m – largeur 4 m
Inscription ISMH 7 juillet 1974
Passage lui-même, façades et toitures des immeubles 10-12, boulevard Montmartre et 9, rue de la Grange Batelière comportant les deux entrées du passage.
Crée en 1836, c’est l’un des passages les plus fréquentés. En effet, en 1882, M. Meyer, directeur du journal « Le Gaulois » eut l’idée de s’associer avec M. Grévin, alors célèbre caricaturiste, pour créer une galerie de personnages en cire.
Le passage Jouffroy est le premier passage construit entièrement en fer et en verre.
Ses structures métalliques témoignent de l’évolution des techniques, des colonnes de fonte soutiennent les planchers et s’élèvent jusqu’à jusqu’à la verrière. Le passage fut le premier à être chauffé par le sol. Remarquer la verrière en ogive.
La configuration du terrain obligea les architectes à créer un décrochement en «L» à partir d’un escalier qui rattrape une légère déclinaison.
Les cafés-concerts et les beuglants connurent une vogue immense au 19e siècle, le plus célèbre, l’Estaminet Lyrique fit long feu. Les boutiques du passage furent toujours de qualité, cafés, modistes, tailleurs, coiffeurs, lingerie, magasin de gants…

Il a été entièrement rénové en 1987 et, à cette occasion, a recouvré son dallage d’origine.
Le passage Jouffroy a gardé tout son charme des origines et est toujours très visité.

À noter :
À l’entrée du passage boulevard Montmartre l’hôtel Mercure Ronceray, vieil établissement parisien où vécut le compositeur Rossini de 1828 à 1832, il y composa l’opéra «Guillaume Tell» et l’entrée du musée Grévin.
N° 15-25 : Curieux magasin d’articles orientaux en tout genre…
N° 37 : Boutiques de cannes anciennes de M. Segas
N° 36 : Magasin « Au bonheur des dames » spécialiste des dessins de broderie
N° 41 : Boutique « Pain d’épice » jouet et maisons de poupée à l’ancienne
N° 58 : Librairie spécialisée dans les revues et les affiches de cinéma
N° 60 : Salon de thé «Tous les délices»